Voici quelques mots que j’ai souhaité adresser aux citoyens et citoyennes de la Nièvre, au moment où s’engage le débat des élections législatives qui doit donner à la France une Assemblée nationale composée de femmes et d’hommes libres et soucieux de l’intérêt général.

Madame, monsieur,
Chers concitoyens de la Nièvre,
Je m’adresse à vous depuis Lormes, depuis le Morvan, depuis cette terre que je parcours sans cesse et que j’aime, parce qu’elle mérite qu’on lui donne le meilleur de soi-même.
L’élection présidentielle est derrière nous. Nous sommes le jour d’après.
Il appartient au président nouvellement élu de montrer très vite s’il entend les attentes très fortes de transformation, de justice dans notre pays, et leur diversité.
Pour lui, le plus dur commence.
Pour vous, le temps vient de choisir celle ou celui qui vous représentera à l’Assemblée nationale.
Pour moi, ce moment sera l’occasion d’un débat constructif, sans polémique stérile, mais en restant ferme sur les principes qui me guident.

 

Si je suis à nouveau devant vous, c’est parce que dans ces temps d’incertitude et de tempête, le cap ne varie pas.
J’avance dans la clarté des idées et, je l’espère, avec le courage des actes.
Je ne déserte pas. Je ne trahis pas mes engagements, je n’abandonne pas celles et ceux qui me font confiance.
Je suis devant vous pour agir, à un moment vital pour la Nièvre et pour la France. Comment nous protéger sans renoncer à entrer dans un monde nouveau ?

 

Ce que je propose :
  • C’est qu’on n’abandonne pas la France au chômage de masse. Il faut soutenir ceux qui veulent vraiment travailler, innover, investir, embaucher.
  • C’est qu’on change d’Europe, pas qu’on la détruise. Qu’on élimine le dumping social qui organise la concurrence de tous contre tous.
  • C’est qu’on ne cède pas aux intérêts puissants quand ils se comportent en prédateurs de la planète.
Ce que je défends :
– c’est une vie décente pour tous les Nivernais.
Salaires, retraites, remboursement des soins, bourses des étudiants. Oui, le partage des richesses est resté en panne.
– Je défends une ruralité moderne :
Des solutions crédibles pour trouver un médecin près de chez soi. Tout n’a pas été essayé.
Une bonne formation, de l’école jusqu’au lycée. L’éducation doit rester le premier budget.
Des réseaux numériques pour l’internet à très haut débit, parce que ça change la vie.
Des filières d’élevage moins dépendantes des industriels qui les pressurent toute l’année.
Enfin, la possibilité pour les artisans de sortir du cauchemar du RSI.

 

Ce que je refuse :
D’abord, le mépris des biens communs, l’oubli de l’intérêt général.
Je n’aime pas les passages en force, parce que j’ai l’amour de la démocratie.
Notre Parlement doit protéger les citoyens, leurs droits, leur dignité, leurs retraites.
Ainsi, je n’accepterai pas, je le dis, des modifications du droit du travail par ordonnances.

 

Je sais dire non. Je l’ai montré. On me l’a parfois  reproché. Je m’en expliquerai. Je l’ai fait non pas pour empêcher, mais pour alerter. Quand j’ai senti que les choix qui étaient faits s’éloignaient de notre peuple.
La France doit maintenant se retrouver.
Je sais dire nous. Nous, car je préfère toujours l’action collective. Il n’y a de grand que ce que l’on construit ensemble, pour son village, son quartier ou pour la France.
Avec vous, je veux porter la fierté de la Nièvre, et que l’on cesse de la dénigrer.
Nous avons beaucoup agi ensemble, ces cinq dernières années :
  • les lycées, les maisons de santé, les maisons de retraites en portent la marque.
  • mais aussi l’autoroute A77 qui avance vers le sud, ou le plan Nièvre Très haut-débit.
  • des dizaines de communes s’engagent dans le programme des « Villages du futur ».
Alors, avec Stéphane Benedit, député suppléant, nous irons dès aujourd’hui vous rencontrer, pour un dialogue direct.
Nous mettrons aussi en place très bientôt un conseil citoyen, 21 femmes et hommes de notre département, volontaires tirés au sort. C’est une première. Ils travailleront avec moi, si je suis élu, pour préparer et évaluer les principaux projets de loi.
Aujourd’hui, nous vous disons notre engagement total, pour la Nièvre, pour la France, et pour vous d’abord.