Nous sommes dans un moment de tempêtes. Tempête sur la planète, que provoque Trump niant les efforts colossaux à entreprendre pour que l’humanité ne disparaisse pas sous l’effet du réchauffement du climat. Tempête sur l’Europe, qu’entretient en Angleterre l’offensive terroriste. Tempête sur la démocratie quand le FN s’empare des colères que d’autres ne savent ni entendre ni apaiser. Arnaud Montebourg a raison d’évoquer « l’autre France », celle qui sort des radars des gouvernants et bénéficie si peu de l’économie d’aujourd’hui.
 
Dans cette tempête, nous ne désertons pas. L’ascension du Beuvray le dit chaque année. Nous ne louvoyons pas quand d’autres se planquent ou trahissent allégrement, profitant des aubaines d’un nouveau pouvoir.
 
L’élection législative est d’une nature différente de la précédente. Le renouveau de la démocratie passe par une démocratie plurielle et vivante. Pas par la pensée unique d’un parti unique au Parlement. Les citoyens n’imaginent pas donner les plein-pouvoirs. Encore moins pour des ordonnances qui vont modifier le contrat de travail bien au-delà de ce qui fut dit dans la campagne présidentielle. Il ne s’agit plus de libérer le travail, mais de tout renégocier localement : durée, salaire, santé. Quiconque accepte de siéger sans débattre de ce texte doit avertir dès maintenant les électeurs: la démission (de son devoir) viendra dès le lendemain de l’élection.