De l’année passée, si on ne s’enlise pas dans nos frontières, je veux retenir deux événements. Aux Etats-Unis, l’arrivée au pouvoir de Donald Trump raconte comment une grande démocratie, quand elle ne répare pas ses fractures, sombre dans une profonde régression et renonce à construire un monde commun. L’autre, c’est un rapport sur la répartition des richesses et l’aggravation des inégalités à travers la planète publié en décembre par Thomas Piketty et d’autres économistes. S’il fallait encore un motif en 2018 pour ne poursuivre nos combats, il est là. Tout vient ensuite : les territoires oubliés, les foules fuyant la guerre et la misère, l’impuissance publique.

En 2018, je nous invite à ne rien renier ni oublier, à retrouver la joie de penser et d’agir ensemble. Ni les déceptions d’un jour, ni les défaites d’un moment n’effacent un idéal. Tout au plus, elles déroutent et retardent. Après tout, nous avions depuis longtemps prédit la catastrophe politique qui est advenue au printemps. L’inventaire, nous l’avons fait en temps réel, sans hélas nous tromper. Tournons la page.

Je veux de l’optimisme pour notre pays, comme la plupart des Français. Pourtant la France m’inquiète, et un taux de croissance en hausse n’a jamais suffi à rassurer durablement. C’est pourquoi l’intelligence collective, l’égalité, la démocratie, le devoir d’hospitalité, la lutte pour une planète juste et durable seront des levains bien vivants. Ce sont des fiertés françaises à faire renaitre.

En 2018, beaucoup s’engageront. La gauche aujourd’hui en miettes commencera à se relever. Ceux qui voulaient nous effacer devront réviser leurs certitudes et déjà rendre des comptes.
Je n’ai qu’un seul cap : des idées nouvelles et une nouvelle force politique pour réunir nos efforts à tous. Aucun parti ne saura plus, à lui seul, décider de l’avenir. Il faudra d’abord la parole des citoyens, et ensuite le rassemblement des énergies. Des initiatives germent, laissez-leur un peu de temps. Rien ne sera donné. Il faut donc repartir à l’assaut du ciel

 

Avec vous,

Christian Paul

 

A Lormes, en Morvan, le 31 décembre 2017